La Chine et les consoles de jeu

Chronique de la « Place de la toile » du 11 janvier 2014, « Le CNN : un an de présidence ».

Pourquoi les consoles de jeux étaient-elle interdites en Chine ? 

Chine

Eh bien parce qu’elle font mal à la tête, parce qu’elles sont le véhicule d’une certaine violence qui pollue les cerveaux des jeunes Chinois et entraînent d’affreuses dépendances. C’était en tout cas la justification officielle, au début des années 2000 au moment de l’interdiction. Depuis, la question de la levée de cette interdiction n’a cessé de se poser, il semblerait même que ce soit un marronnier de janvier – comme par hasard au moment du Computer Electronics Show de Las Vegas, la grand messe des nouvelles technologies qui réunit toutes les marques, et évidemment les consoliers (les japonais Sony et Nintendo, l’américain Microsoft).

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Qu’est-ce qui arrête un mème ?

Chronique de la «Place de la toile» du 4 janvier 2013 sur les villes intelligentes (smart cities).

Qu’est-ce qui arrête un mème

arretmeme

Qu’est-ce qui arrête un phénomène viral, un objet, une image, une personne, une posture… reprise et détournée ad nauseam sur les réseaux ? Quelle sont les limites du mème, donc ? Et je ne parle pas de limites intellectuelles de ces objets là — je conviens aisément de l’intérêt nul d’un Chuck-Norris juché sur un Nyan lol-Cat dansant Gangnam Style. Pour une liste de ces mèmes, confère Wikipédia : Liste de phénomènes Internet. C’est pas facile, d’arrêter un mème.

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Machine, réseau, cerveau, conscience ?

Chronique de la « Place de la Toile » du 28 décembre 2013, « Politique du logiciel libre ».

Tout réseau est-il conscient ? 

brain

Nb. Le texte ci-dessous a été remanié le 1er janvier 2014. 

Christof Koch, un neuroscientifique de l’Institut Allen pour les sciences du cerveau soutient quelque chose comme ça : pour lui, la conscience émerge de n’importe quel système d’informations qui a atteint un certain niveau de complexité, ou plutôt d’intégration. Du ver de terre à l’homme, et jusqu’à l’Internet. L’univers étant composé d’espace, de temps, de masse et d’énergie, le secret de la conscience doit nécessairement reposer dans des configurations originales : un ensemble de liens ou d’interactions entre ces éléments, qui finit par produire quelque chose de plus que la seule somme de ses parties, c’est-à-dire une conscience.

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Une usine à canulars

Chronique de la « Place de la Toile » du 21 décembre 2013, avec l’auteur de La théorie de l’information (Gallimard), un an et demi plus tard. 

La question m’a été posée par Chmox en août dernier : « Dis, un jour dans ta rubrique tu nous raconteras d’où viennent les hoax? Y a-t-il une usine à hoax quelque part ? » 

hoax

Ben oui, l’Internet, c’est bien connu ! Repaire de rumeurs, de fausses informations, de manipulations, de criminels et de pédonazis, tu ne le sais pas encore. La Toile est-elle une usine à hoax ? Attention à ne pas tout confondre, il s’agit d’abord de bien comprendre ce qu’il faut entendre par « Hoax ». Et pour ça il me faut quatre pages Wikipedia au moins.

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FOMO, fear of missing out (peur de rater)

Chronique de la « Place de la toile » du 14 décembre 2013 sur le Bitcoin.

Qu’est-ce que la FOMO ? 

fomo

FOMO est un acronyme qui signifie « fear of missing out » – peur de rater quelque chose. Cette peur est à distinguer d’une autre, la peur de manquer, car la « peur du manque » renvoie à une absence, une situation de pénurie, alors que la « peur de rater » renvoie plutôt à un trop plein, une abondance. Cette peur de rater n’est bien sûr pas née avec les réseaux, mais ces derniers lui donnent une nouvelle ampleur, par l’abondance des informations et conversations qui y circulent.

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C’était quoi les débuts de YouTube ?

Chronique de la Place de la Toile du 7 décembre 2013, « Jean-Noël Lafargue, autobiographie numérique ».

C’était quoi les débuts de Youtube 

yt

Un truc d’amateurs, c’est sûr. Youtube, plateforme de vidéo bien connue, où l’on peut toujours poster ses propres vidéo (jusqu’en 2011 pas au-delà de 15mn, alors qu’aujourd’hui on trouve des films entiers), où l’on en regarde surtout désormais, où l’on interagit parfois. Mais plus comme avant, c’est sûr. Parce que tout fout le camp ? Parce que Google a racheté la plate-forme en 2006, soit un an et demi après sa création seulement ? Ce serait un peu facile d’accuser google de tous les maux en l’occurrence, ce n’est pas comme si Youtube était né dans un garage.

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